Tsuneko Taniuchi
Curriculum Vitae
Born in Hyôgo, Japan
Lives and works in Paris, France, since 1987
Solo exhibitions (selected)
2001
Tokyorama / Tsuneko Troc : Palais de Tokyo ; Paris, France
2000
Micro-event 6, Berlin : Künstlerhaus Bethanien ; Berlin, Germany (Within the framework of Villa Médicis Hors les Murs 2000 / Association Française d'Action Artistique )
1999
Micro-event 5 : Transpalette ; Bourges, France
1998
Ici, ailleurs et nulle part : Quartier Ephémère ; Montreal, Quebec, Canada
Micro-event 4 : Glassbox ; Paris, France
1997
Micro-event 3 (concert/fiasco) : Hôpital Ephémère ; Paris, France (cat.)
1996
My Baby Blues (Bitter, Mellow, Coco and Hot) : 102 ; Grenoble, France
1995
You are not invited : Heart Gallery ; Paris, France
Micro-event 1 ( Ato no matsuri) : Gallery Chez Valentin ; Paris, France
1994
Chaque génération paye les erreurs de la précédente : Hôpital Ephémère ; Paris, France (cat.)
1991
Il reste toujours une place : Espace/Gallery du Crédit Agricole ; Poitiers, France (cat.)
1989
Gallery du Triangle ; Bordeaux, France
Gallery Amano ; Osaka, Japan
1986
Gallery Moris ; Tokyo, Japon
Group exhibitions (selected)
2003
Intimités ( Micro-event 21 ) : L'Hôtel de Ville; Paris
2002
Sans Dessus-Dessous (Micro-event 14, the Bride) : Gallery Jennifer Flay ; Paris, France
Video projection (Tsuneko Troc) : Opening of the Palais de Tokyo ; Palais de Tokyo, Paris
Art & Vitrine : Rougier & Plé ; Paris, France
2001
Festival Art Action Actuel 2ème edition : Montreal ; Quebec, Canada
Arts d'Atitudes (France au Québec / saison) : Le Lieu ; Quebec, Canada
Polysonneries (2ème Festival International d'Art Vivant) : Les Subsistances ; Lyon, France
Rewind : Glassbox ; Paris, France
2000
Made on Mars : Glassbox ; Paris, France
Constellations chapitre 3 langage (Organized by le Département des arts plastiques, Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris) : Gallery éof ; Paris, France
Je ne suis pas une Pénélope : Espace Culturel F-Mitterrand ; Beauvais, France (cat.)
Paris pour escale : Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris ; Paris, France (cat.)
Machines (Revues parlées) : Centre Pompidou ; Paris, France
Tokyozone : Café de la danse ; Paris, France
1999
Expériences du divers : Gallery Art & Essai / Université Rennes 2 ; Rennes, France (cat.)
Comment devenir une bonne femme au foyer : Public ; Paris, France
ZAC 99 : Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris ; Paris, France
Rencontres Internationales Hors-Circuit Paris/Berlin : Cerise ; Paris, France
About Leaving Home : Centre d'Art Contemporain Saint-Priest ; Saint- Priest, France
Wok 2 : l'Echangeur ; Bagnolet, France
1998
Gare de l'Est : Casino Luxembourg / Forum d'art contemporain ; Luxembourg (cat.)
Passeurs : Centre National de la Photographie ; Paris, France
Ici tout est réel (Manifestation Tribeca 75) : Gallery Anton Weller & Monoprix ; Paris, France
Europa Festival 98 (concretezza) : Ferentino, Italy (cat.)
1997
Parisien(ne)s : (inIVA) Camden Arts Centre ; London, UK (cat.)
Espaces Conformes Interchangeables (Micro-event 2 / Shippai no concert) : Centre d'Art et de Plaisanterie ; Monbéliard, France
Austerlitz Autrement : Gallery Elisabeth Valleix ; Paris Treizième ; Paris, France
1996
Cadavres exquis 96 réalités quotidiennes : Champigny sur Marne, France
1995
Etrangères au Paradis : Gallery Le monde de l'Art ; Paris, France
Salon Ephémère : Fontenay sous Bois, France
1994
Comment raser un donjon qui dérange : A l'Ecart ; Montreuil, France
Juste pour s'amuser avant qu'il ne soit trop tard : Château de Taurines ; Taurines, France
Video program
2001
Transat (Micro-event 6, Berlin & Berlin /Fast Food) - meeting with the artist and François Piron ; an art critic and freelance curator- : Ecole d'Arts de Rueil-Malmaison ; Rueil- Malmaison, France
Broadway : Place de l'Hôtel de Ville ; Paris, France
Rencontres International Paris / Berlin : Berlin, Germany
1999
Videoszene Paris, Konstruierte Wirklichkeit : Kunsthalle Bâle ; Bâle, Switzerland
Videoszene Paris, Konstruierte Wirklichkeit : Kunstmuseum Ittingen ; Ittingen, Switzerland
2000.La jeune garde : Cinémathèque française sur Grands Boulevards ; Paris, France
Les Rencontres Hors-Circuit Paris/Berlin : Cerise ; Paris, France
Wonderland TV ; Les Nuits Savoureuses : Belfort, France
1997
Les Rencontres Hors-Circuit Paris/Berlin : Cinéma Action Christine Odéon ; Paris, France
Scolarships
2000
Villa Médicis Hors les Murs 2000 (Berlin) : Association Française d'Action Artistique (AFAA), Ministère des Affaires Etrangères
1998
Artistes en résidence : Quartier Ephémère ; Montreal, Quebec, Canada
Bibliography (selected)
2003
Evelyne Jouanno : "Flower Power or The Creative Strategies of Five Asian Woman Artists Based in Paris" in Atlantica, Hiver n°34
2002
Evelyne Jouanno : "The Flowers' Power" in Make, London ; Special Edition 92
Rosita Boisseau : "Performance Tsuneko Taniuchi, mariée vendre" in Le Monde, Paris; Friday, 1 February, 2002.
Rosita Boisseau : "Y a d'la vie en vitrine" in Télérama, Paris; n°2715 -23 January, 2002.
Michaël La Chance : "Attitudes flottantes" in INTER, art actuel. Quebec, n°81, 2002.
Carine Soyer : "Club des Cinq / Tsuneko Taniuchi" in Jalouse, Paris; n°49 April, 2002.
Evelyne Jouanno : "The Flowers' Power" in Make, London ; n°92 special edition 2002.
2001
Arnaud Labelle-Rojoux : "L'ère des substituts ou de l'idiotie face au spectaculaire généralisé" in Art Action 1958-1998 , Quebec, 2001 (cat.).
Laurie Attias : "Tokyorama / Palais de Tokyo" in Frieze, London ; November-December (Tenth Anniversary Issue), n°10, 2001.
"Tokyorama with Tsuneko Taniuchi" in aden, Paris, 19 September, 2001.
Adrienne Joly : "Siècle 21 première / MAMVP Paris" in Art Actuel, Paris, January-February n°12, 2001.
Tsuneko Taniuchi : "Qu'attendez-vous d'une institution artistique du 21e siècle?" in Tokyobook 1, Paris; le Palais de Tokyo2001 (cat.).
2000
Paris pour escale, Paris; "Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris (cat.).
"Paris pour escale" in aden; Paris, 13, 20 & 28 December, 2000, 3, 10, 17 & 31January & 7 February, 2001.
Emmanuelle Lequeux : "La caricaturiste" in aden, Paris, 5 March, 2000.
Marie-Christine Vernay : "Aux avant-postes du Japon" in Liberation, Paris, Saturday 4 & Sunday 5 November, 2000.
1999
Expériences du divers , Rennes; Gallery Art & Essai / Université Rennes 2 (cat.).
Sylvain Calage : "Plaisir d'offrir, joie de recevoir" in Parpaings, Paris, June, 1999.
Cathy Guibouret : "Cinq heures de performance" in Le Berry Republicain Centre-France, 11 October, 1999.
"Tsuneko Taniuchi sous verre et en temps réel" in Le Berry Republicain, Centre-France, 9 October, 1999.
Pierre Mérite : "Gare de l'Est" in art press, Paris, Feburuary, 1999, n°243..
Nathalie Le Gouill : "Interview avec Tsuneko Taniuchi" in Art Présence, Pléneuf-Val-André, summer, 1999.
1998
Gare de l'Est , Luxembourg; Casino Luxembourg (cat.)
"Passeur" in Le Journal, Paris; Centre National de la Photographie, June, n°4, 1998.
Françoise-Aline Blain : "Ici tout est réel (tout est étrage)" in Tribeca 75, Paris, n°14, 1998.
1997
Parisien(ne)s, London; Camden Arts Centre (cat.).
Evelyne Jouanno : "Tsuneko Taniuchi (Micro-event / concert- fiasco)", Paris; Hôpital Éphémère
Ian Hunt : "Parisien(ne)s" in Art Monthly, London, March, 1997, n°204.
1996
Hou Hanru : "Un autre séisme sur le travail de Tsuneko Taniuchi" in Omnibus, Paris, April, 1996, n°16.
"Plastic Bag Lady , Homeless Is Home" in Le voyeur, Paris, autumn, n°8 1996.
Denis Angus : "Qui est invité chez Tsuneko Taniuchi ?" in Technikart, Paris, December-January 1995-1996.
1995
"Tsuneko Taniuchi entretien avec Kim Bo" in Technikart, Paris, June- July, 1995, n°18.
1994
Hou Hanru : "Chaque génération paye les erreurs de la précédente", Paris, Hôpital Éphémère (cat.).
Projet Artistique
Micro-événement 6, Berlin
Pour mon projet "Micro-événement 6, Berlin", je sollicite la bourse Villa Medicis hors les murs Berlin pour quatre mois.
"Micro-événement 6, Berlin" est né de l'idée d'une mise en scène du "réel" sous la forme d'une performance ou d'une performance filmée en vidéo, mêlant son et image.
"Micro-événement 6, Berlin" sera une performance collective filmé en vidéo où interviendront 8 10 personnes de différentes cultures et origines. Cette performance aura lieu sur une des places de l'ex-Berlin-Est, Prenzlauer Berg, un après-midi de week-end.
Le public sera dans un environnement où se mêleront la vidéo de la performance, une projection de diapositives et du son dans une grande salle sombre.
Les diapositives seront des images prises dans la ville où sont visible des signes et des mots issus de différents langages, elles se mêleront divers matériaux et bruits dans cette métropole.
Une performance collectives est un événement qui comporte la fois une part d'authenticité, au sens d'une prise dans le temps "réel", dans le temps présent, mais aussi une part fictive relative la mise en place d'un jeu, d'un thème joué, d'un scénario.
Un après-midi de week-end des gens de différentes origines, allemandes ou étrangères : travailleur(se)s immigré(e)s (Turcs, Polonais(e)s, etc.), asiatique(s), etc. apporteront nourritures de leur culture, soit Döner Kebab, Cup-noodlles, Hamburgers, etc. qui deviennent plus ou moins, internationales.
Ils se groupent, mangent, mais ne se mélangent jamais se séparent, se battent, désormais ils trouvent une victime. Cela pourrait être une femme asiatique ou un(e) blanc(he) business(wo)man.
Pulsions agressives, exclusion, violence sous toutes leurs formes! Il n'y a presque pas de paroles. Leur manière de jouer : pas beaucoup de mouvement, leur comportement est figé et froid. Ces personnages si froids et si durs avec leur langage maladroit et leurs coups ñ quand ils ne savent plus comment s'exprimer ñ sont confrontés aux limites de la conscience en général et de la leur en particulier.
La performance sera filmée en vidéo de manière fixe, surexposée, de manière créer un climat hypnotique, pour mieux faire ressortir cette forme de violence et de tension.
Je montre l'exclusion, la façon d'exercer un pouvoir; on attaque leurs différences et on exerce ce pouvoir.
Dans le cadre de cette performance collective, mon parti est d'interroger une logique économique. Ces différentes nourritures, ces nourritures "fast food", seront le point de départ d'une question relative aux processus d'internationalisation, de mondialisation. L'intégration et l'importation de ces produits sur le marché économique ne sont pas des preuves d'intégration réelle, d'intégration culturelle.
Je souhaiterais ainsi désigner un décalage entre l'apparition sur le marché de produits d'origine différentes et paradoxalement, le rejet toujours d'actualité des gens qui viennent des pays de ces nourritures.
Ici je réunis des éléments de différentes formes : la vidéo-projection de la performance collective, la diffusion de sons : éventuellement des bruits urbains (le métro, une boîte de nuit, soirées techno, etc.) et l'installation de lumière dans une salle sombre et fermée. Des tubes de néons clignotent avec lesquels je joue pour créer l'ambiance particulière dans laquelle entreront les gens.
Je cherche inventer l'ensemble qui implique physiquement le spectateur : l'expérimental, le sensoriel, l'environnemental.
Je cherche créer de nouveaux terrains d'expérience qui élargissent les mondes de contact avec le public et accroissent les niveaux de sensation : entrer dans une expérience physique, dans un temps, dans des bruits.
Quatre mois me sont nécessaires pour réaliser mon projet puis présenter "Micro-événement 6, Berlin" Berlin même. Mon projet est spécifiquement lié cette ville, s'agissant d'un travail in situ sur les réseaux sociaux, dont il me faut saisir la consistance de l'intérieur.
Ma Démarche Artistique
Mon travail affronte la réalité du pouvoir et l'identité dans le monde.
Je m'intéresse plus précisément l'ensemble déconcertant des relations sociales.
Je montre l'exclusion , la façon d'exercer de pouvoir ; on attaque leurs différences et on exerce le pouvoir.
J'explore dans mon travail les questions soulevées par les différentes formes de supports contemporains dans le monde réel (images, son, mots, etc.) et j'y réunis des éléments qui nous sont familiers venant de la publicité, des films, de la bande dessinée, de la pop music, du monde des médias, de la culture populaire en général.
Je veux créer de nouveaux terrains d'expériences, au travers des formes que j'utilise, que ce soit les micro-événements, les actions publiques, les installations, les performances, les vidéos Et qui comportent la fois une part d'authenticité, au sens d'une prise dans le temps "réel", dans le temps présent, mais aussi une part fictive relative la mise en place d'un jeu, d'un thème joué, scénario.
La fiction et la réalité, la présence de la fiction et la présence tangible du corps dans un temps qui est celui de l'instant présent doivent coexister et la frontière entre ces domaines doit rester ambigu.
En fait, je cherche me positionner toujours dans un cadre ambigu et flou, ouvert, qui est la fois un cadre réglementé et la fois un cadre où il existe toujours une part de liberté, d'improvisation, de privé, de décision personnelle.
Au-delà de la fiction, je suis présente "ici et maintenant", et ce qui se joue ici et maintenant est une dimension essentielle de mon travail.
J'envisage mon travail dans ses différentes formes comme la représentation, ma représentation des effets volontaires et involontaires d'un événement (social, politique, culturel) sur les rapports qui existent entre les réseaux de communication dans le monde actuel.
Il s'agit de surprendre et représenter les dysfonctionnements et les dérèglements du monde social et culturel d'aujourd'hui travers ces formes que j'utilise. Il s'agit également de poser des questions identitaire relatives mon propre statut social et vécu et, par extension, relatives aux individus sociaux pris dans les réseaux.
Les reconstitutions du monde prive, qui fait partie de moi-même comme individu social, puis des femmes comme individus sociaux, puis le statut de l'individu social en général, élargissent l'accessibilité au public et les niveaux de sensation : plus d'expériences physiques, plus de mouvement, de temps, de bruit.
Dans mon travail , j'essaie également d'articuler la culture populaire (notamment la pop music, la bande dessinée, le cinéma, la publicité et la culture alternative du multimédia, etc.) au domaine de l'art contemporain et de la critique des perceptions conventionnelles de l'art.
J'essaie de franchir la frontière entre la culture populaire et l'art et , je propose des points de vue plus larges sur le monde.
Par extension, mon travail est un travail sur la mémoire, sur les réminiscences, sur les traces que laissent les incidents et les événements dans les lieux, les espaces, les objets et les individus.
Ces parce que la mémoire vive et la mémoire diffuse sont marquées par ces événements (la simple lecture d'un article de journal peut constituer un événement) que je cherche réagir, entrer en mouvement. Ainsi, partir de l'ancrage, de l'inscription dans la mémoire, je cherche interroger les mécanismes de l'action subie, la perfidie de leur pouvoir et les désenclaver, leur opposer une résistance.
The project is made up of two elements : the first element consists of two simultaneous video projections (Micro-event 6, Berlin and Micro-event 6, Berlin/ Fast-food), the second element is a collective, real time performance.
During the two simultaneous video projections, a collective performance takes place.
The first video, entitled Micro-event 6, Berlin, was carried out at The Arena of Bethanien ; the shooting was edited in six minutes (and is almost in real time). Micro-event 6, Berlin was performed by 14 people, gathered together, eating fast food produces that belong to their own culture. Towards the end of the gathering, an incident is performed : two coloured people, an Algerian woman and a Nigerian woman start to fight, the others then intervene and pretend to beat both women up.
In the performance, the action begins very steadily, it is almost frozen, and strained, but from half-way onwards the pace changes and becomes extremely fast, ending in a catastrophe. The characters are stand-offish and speak in a chilly, awkward language (moreover, there is barely any other expression than shouting), they are confronted with their own limits ; those of our general consciousness, and in particular, their own specific awareness.
In the second video, Micro-event 6, Berlin/ Fast-food (edited in 17 minutes), I filmed people in Berlin, of different origins, eating fast food. This video has the effect of counterbalancing the first video. The two videos form an entity, thereby treating the topic in depth. My aim is to expose the violence engendered by the ruling party, and to equally portray the social oppression felt by those that in a politcally correct way have been named the 'minority' .
My project consists of two simultaneous video projections which will both be shown in loop ; one lasts for 6 minutes and the other one lasts for 17 minutes. At the same time, there will also be a direct intervention, a group perfomance, related to Micro-event 6, Berlin. That is to say, I will be asking people of different nationalities to bring fast food produces belonging to their own cultural backgrounds ( ie : doner-kebabs, etc.). However, this time round, the performers remain standing infront of the screens, eating fast food.
This project has the aim of raising an issue : it questions the economic logic of food produces omnipresent in today's consumer society.
My project at Kassel involves in situ work about social networks, I therefore need to work with people there.this project would represent another link in the chain that I base my work upon.
Tsuneko's Troc
In this performance, I create derisory, worthless objects. I present them to passers-by and offer to exchange them : 'Take what you want, and in exchange give me what you want. My stand is made out of wood, it is a makeshift, shabby set-up, leading people to think that an illicit sale is taking place. I play the part of a clandestine immigrant gadget-seller.
This micro-event can be viewed as a portrayal, as the lauching of an event be it of a social and/ or of a political nature. It thereby sets in motion voluntary or involuntary reactions as regards the relations that exist in our present communication network.
The aim of this representation is to bewilder people, and to draw attention to the disolute, dysfunctioning aspect of today's world, on a social-cultural scale.
My aim is to display everyday realities, by presenting them in an indirect manner, the project is an expedient that portrays communication methods between myself (a seller) and the public.
Along side the African and Pakistani street peddlers, who station themselves between the Eiffel Tower and Trocadéro, Tsuneko Taniuchi will set up a stand called ´ Tsuneko's Troc ª. Her mobile shop offers gadgets to passing tourists, in exchange for something off them. ´ Take what you want and in exchange give me what you want is the sign that appears in many different languages over her mobile stand.
I am hoping to introduce the theme of Tsuneko's Troc at Kassel. Nevertheless, as the context will have changed, the public at Documenta will no doubt react in another way to my project.
